19 et 20 ème jour

Le 10 octobre, levés à 7h et sur la route à 8. Cible du jour: Taos, en direction de Santa Fe. Route montagnarde; traversée de Pagosa Spring, riant village aux confins du Colorado aux allures western 1900. La route monte sur de hauts plateaux vers 3000/3500m d'altitude. Alternance de forêts et de déserts d'altitude. Bétail d'alpage. Au loin, une chaîne de montagne déjà enneigée. Avant Chama nous repassons au Nouveau Mexique pour d'abord traverser le Rio Grande avec un pont métallique de la 64. C'est un endroit tellement mythique que les parkings sont pleins de visiteurs et les marchands d'artisanat nombreux et pas que des indiens! Le fleuve n'est pas très large mais la gorge dans laquelle il coule est profonde.

    Juste avant le pont, mes regards sont attirés par des maisons "Gaudiennes" étonnantes, genre maisons solaires écologiques. Nombreuses. Mais je n'ai jusqu'ici aucune information sur cette "agglomération". Et comme George ne s'arrête pas volontiers pour les photos car il n'a pas ce réflexe, je n'ai pas de photos.Je cherche.

 

    Arrivés à Taos, petite ville agréable, aux maisons basses, ocres, à terrasses comme le style des anciens Pueblos. Albuquerque est semblable mais plus grand. Ici il y a beaucoup d'artistes et d'artisans. Et donc de touristes. Le guide du Routard nous indique une auberge de jeunesse à 10 miles au nord. Elle fera notre affaire. Dès l'abord déconcertante, avec son ambiance et son décor New Age. Beaucoup de monde vit là. En fait l'auberge est tenue par une communauté néo rurale et écologique dans ce hameau appelé Arroyo Seco affichant les mêmes prétentions. Un dortoir pour nous trois avec salle de bain.  WiFi, billard, cuisine participative dans l'auberge. Ambiance jeune, détendue, sympathique mais aussi sérieuse dans son orientation: jardin bio, cabanes et tipies pour accueillir, l'été. Nous partageons leur repas du soir: riz et haricots rouges, muffins faits maison, frais et savoureux. Une démarche collective très attachante. 

 

11 octobre: Près de là, nous visitons un antique village indien toujours habité. Taos Pueblo est tellement refait de neuf qu'il en a perdu son caractère. La visite est TRèS payante mais on est un peu déçu car dans le village seule la place, le cimetière et l'église sont observables. Tout le reste est interdit. Nous n'y restons qu'une petite heure(voir photos en dessous).

 

    Nous nous élançons donc vers Chimayo et Santa Fe en longeant le Rio Grande qui n'est pas plus grand que l'Ariège ici!

    Chimayo est un village qui a reçu des apparitions mariales. La ferveur populaire et catholique en a fait un Lourdes New Age avec ex-votos exhubérants et un tape-à-l'oeil assez indigeste spirituellement. Dans l'église, une des plus anciennes des USA, en adobe, la messe a été accompagnée par la communauté Vietnamienne de Santa Fe. Les chants étaient exotiquement beaux.

 

    Santa Fe, ville architecturée "pueblo". Centre-ville agréable-plazza-boutiques-café au French Pastries où j'ai eu honte du mot french car le café viennois était n'importe quoi, sans saveur. Bonjour la réputation française!

    Je tenais à aller voir le fameux escalier en colimaçon de l'église Loretto qui était déclaré impossible à réaliser de main d'homme. L'histoire raconte que le charpentier (parlant français) qui a réalisé cet escalier impossible, a disparu soudainement et mystérieusement. La main de St Joseph n'était alors pas très loin pour ne pas le mêler à l'histoire... Plusieurs sites essaient de démêler le réel et l'invention. Celui-ci me paraît assez critique pour un site catholique.

   Sur le marché voisin, une vendeuse de bijoux nous parle en français. Elle se prénomme Marie et nous raconte brièvement son parcours aux States depuis 35 ans. Très beau contact.

   Nuit au Silver Saddle Motel; bien pour la chambre, spacieuse et contact sympathique le matin avec la patronne, au breakfast. 

21ème jour

12 octobre Départ de Santa Fe par la route du sud vers Cline Corners puis Dallas. Longue route en perspective, correspondant, mais plus au nord, au parcours aller qui avait été long. Donc, pas de visite aujourd'hui, mais des observations tout au long du parcours.

    Ce qui est flagrant sur les autoroutes surtout, c'est le nombre et la fréquence des gigantesques panneaux publicitaires. Par exemple, une cinquantaine dans les deux sens pour drainer les véhicules vers une aire où l'on vend de tout: essence, souvenirs, artisanat, drugstore, etc...

Surpris à nouveau par les débris de pneus de poids lourds le long des autoroutes. Les camions roulent longtemps et les pneus rechappés chauffent beaucoup en été. Les bandes de roulement encombrent littéralement les bas-côtés.

   J'ai une impression de désolation sur ces routes désertiques et illimitées. La conjonction du dénuement de la terre sans arbres, à perte de vue et la certitude que ce paysage est tout de même habité car une clôture sans fin nous suit de chaque côté, un toit tous les 10 miles encadré de 2 ou 3 arbres, une éolienne qui trahit la présence d'un puits pour abreuver les improbables bêtes à cornes qu'on ne voit jamais... J'imagine alors quels peuvent être les sentiments des humains vivant là, quel quotidien épouvantable doit être le leur dans ce dénuement et cet infini? A moins que...Et je comprends l'addiction à la voiture ici. Les fermes dans ce désert du Nouveau Mexique se résument à quelques corps de bâtiment dont l'un est pourvu d'une porte et de fenêtres, le logement, quelques arbres, mais vraiment quelques et le vide autour; c'est hallucinant!

 

    La mythique "road sixtie six" passait à Santa Fe à l'époque des pionniers. Mais un gouverneur du Nouveau Mexique, je ne sais par quelle sorte de vengeance, a décidé de la déclasser et de la faire passer par Albuquerque. A noter qu'elle s'appellle maintenant Interstate 40. Nous nous arrêtons d'ailleurs à Tucumcari sur l'antique road 66, célèbre ville localisée là uniquement pour permettre, à l'époque, une étape en plein désert. Actuellement aussi, elle paraît être seulement constituée de motels et de garages. On va passer peu après au Texas, plus au nord qu'à l'aller.

    Ici aussi, des villages improbables au milieu de rien. Pourtant quelques bâtisses, des hangars, quelques RV montrant que ces gens aiment se déplacer. Des villages utilitaires, je suppose, point de transbordement pour les fermes,  invisibles de la route, entre les produits qu'ils envoient et ceux qu'ils achètent?

    Peu à peu cependant, les cultures apparaissent (beaucoup de coton) dénotant la possibilité d'irrigation. L'herbe est plus verte. Etape le soir dans une petite ville tellement insignifiante et quelconque: Vernon...où il est impossible de trouver un établissement donnant assez tôt, un breakfast le lendemain matin, mardi 13 octobre. Et c'est à quelques dizaines de miles plus loin que nous pouvons satisfaire nos estomacs: Wichita Falls. Nous sommes bizarrement entourés de policiers qui en ont peut-être fait leur QG? La patronne du resto s'approche de nous et après palabre avec George, "exige" que nous lui parlions français! Je lui débite une jolie phrase avec mon meilleur sourire:<<Madame...>> et elle s'est presque évanouie...Ah le charme français! Le charme du français?

 

    Notre périple aux USA a été toujours jalonné par cette gentillesse des gens et leur intérêt pour nous. Je peux dire que nous avons été touchés par cette gentille simplicité et leur sérieux à vivre, à travailler, à servir...

    Ici les gens sont tellements indépendants dans leur comportement que tout ce que l'on voit d'eux est particulier, différent, étonnant. J'ai envie de photographier tout ce que je vois. Malheureusement l'appareil est en panne! Heureusement que René prend quelques photos avec sa caméra.

 

     En route pour Lafayette via Dallas que nous traversons sous une pluie DILUVIENNE; assez dangereux vu la manière de conduire sur les autoroutes et encore plus dangereux avec le dépassement incessant des trucks qui ont plus de visibilité étant plus haut. L'ambiance dans notre Toyota est assez tendue pendant presque deux heures d'averses incessantes.

    A 30m de l'autoroute, un coyote dérangé par l'inondation naissante, cherche son chemin. Il était temps d'en voir un après les avoir entendus hurler dans la nuit de notre 1er camping!

    Finalement, on s'arrête à Lafayette (Louisiane), ville Cajun (Acadien=Cadien=Cajun). Motel à 40€ pour 3, c'est tout bon. Visite by night. Restau sympa avec écrevisses grillées au menu. Nos voisins de table nous parlent en français quelque peu désuet, c'est marrant. "Is cute!"

 

  

 

Village acadien: salle des fêtes
Village acadien: salle des fêtes

22 ème jour- Mercredi 14 octobre-

    Breakfast dans un quartier français joli et bien conservé où la serveuse était fière de servir des Français (voir la photo avec René qui en était tout confus...t'inquiète pas B........!).

     Visite du musée qui nous relate l'histoire de ces anciens français bourlingués depuis l'Acadie (à côté du Québec actuel) jusqu'en Louisiane au 17ème siècle. Voir note plus bas.

      Puis visite d'un village Acadien ou Cajun, reconstitué avec des bâtisses originelles, démontées et transportées là. La visite est rendue vivante par la présence dans chaque maison d'un intervenant qui fait vivre la bâtisse selon sa destination: une tisseuse, un musicien avec l'accordéon, une grand-mère avec sa petite-fille qui n'était pas à l'école parce qu'elle était un peu grippée disait-elle, ce qu'on n'a pas du tout cru, vu la gaieté et le dynamisme de cette enfant, un ébéniste aux outils d'antan, une couturière, etc... Voir les photos ci-dessous.

     

        Chaleur lourde et humide qu'on retrouvera à Bogalusa, en fin d'après-midi où Carol nous accueille avec joie. Le repas du soir avec des crudités variées accompagnées de sauces maisons et le dessert aux brownies succulent, est une fête. 

23ème jour- 15 octobre 2009.

Journée historique pour la Nouvelle Orléans. Non pas parce qu'on rentre aujourd'hui en France, mais parce que le président des Etats-Unis d'Amérique, Obama himself a choisi ce jour pour une visite officielle de la ville. Bizarre, cette coïncidence à laquelle on n'est pour rien, je vous le jure! Va-t-on LE rencontrer? Les médias nous annoncent son heure d'arrivée à l'aéroport Louis Armstrong qui coïncide avec l'heure où nous devrions être nous-mêmes à cet aéroport. Ouawh! Et si jamais..

    Par prudence, George nous emmène assez tôt pour éviter d'éventuels embouteillages. On est tellement tôt qu'on nous propose de partir par l'avion précédent vers Philadelphia. On accepte avec réticence...tant pis pour Obama, il ne pourra pas nous voir, cette fois-ci. J'espère qu'ils n'avaient pas calé leur horaire sur le nôtre et qu'on n'aura pas sur les bras un incident diplomatique! :))

 

    On ne se presse donc pas à Philadelphia, vu le temps confortable avant le prochain avion. L'embarquement s'effectue en souplesse; j'ai même le temps de me souvenir que j'étais végétarien et donc de commander 2 repas végétariens pour l'avion, extra!

    C'est un B767. Assez rempli mais par chance, j'ai repéré 2 places hublot libres que j'ai investies dès le départ, avant que quelqu'un n'y pense, évitant ainsi d'être coincés à trois au milieu de l'avion. Ouf! Merci...Et c'est parti pour 8h de vol transatlantique.

 

    A Francfort, pas d'inquiétude, on a maintenant vraiment tout compris et René me parle de tours du monde, de voyages ici et là...Lui aussi a purgé les stress du départ et le monde est maintenant notre jardin. Le vol pour Toulouse est synonyme de navette et nous voilà dans le Berlingo à Blagnac, tout étonnés d'être rentrés vivants, en bonne santé et avec une perception du temps et de l'espace démesuré, comme si nos limites corporelles s'étaient dilatées à la mesure des continents.

 

     J'aimerais remercier, ici, mon compagnon de voyage René qui a été un sparring partner impeccable et agréable. Bien sûr aussi et surtout, et là je le fais au nom de tous les deux, notre ami George et sa compagne Carol qui nous ont reçus royalement chez eux. Merci à son frère, Ralph et sa belle-soeur Meg, nos hôtes de San Antonio.

     Merci donc et surtout à George qui a organisé ces visites avec bon sens et le souci de nous voir chaque fois émerveillés. George qui a mis, avec générosité, sa voiture et sa conduite à notre service pendant plus de 7000km... qui nous a commenté avec érudition chaque paysage et chaque ville, notamment LNO... qui a passé son temps à chercher les meilleurs mots français pour traduire ce qui était inintelligible pour nous car en anglais "accentué"... qui s'est mis toujours à notre portée pour co-créer cette dynamique de découverte... qui nous a ouvert, encore une fois, son immense coeur et partagé son amitié, nous intégrant ainsi dans la grande famille américaine.

    A bientôt en France chers amis!

 

 

 

   

 

Notes diverses et commentaires généraux

1) Sur la culture en général

Mon point de vue sera par essence personnel, limité à ce que j'ai vécu dans le temps et dans l'espace, et donc sujet à controverses. Je suppose que le vécu à New York, San Francisco ou une autre ville, est différent du mien plus tourné vers les parcs nationaux..J'accepte, bien sûr, d'autres témoignages différents.

 

    Et d'abord la télévision américaine qui est presque l'unique fenêtre culturelle hors des villes, apparemment. Quelle horrible chose, ici. La publicité a gangrené ce moyen d'expression et de récréation. Elle est toute puissante, càd que le monde financier et commercial, derrière, tire TOUTES les ficelles. C'est sidérant...savez-vous par exemple, que ce sont les plages de publicité télévisuelle (innombrables) qui gèrent la chronologie et les temps de jeu des matchs de rugby américain!!! Ce qui fait durer les matchs ou toute émission, le double de temps.

    Je n'ai jamais entr'aperçu comme ici, le rôle qu'on nous fait jouer dans cette société: des marionnettes, des pions, des CONsommateurs. Et c'est très pervers car ils ont réussi à emmener les comportements de tous ces êtres "libres et indépendants" vers des comportements d'aliénation. Aliénés par la "bouffe", la quantification commerciale de toute chose, par des médias peu investigatifs, par l'abus de la représentation égotique de l'appartenance à la nation-phare du monde, au drapeau, à l'hymne. Bien sûr, ces perversions sont très présentes aussi en Europe mais l'Amérique préfigure, comme en tout domaine, l'excès qu'on devrait éviter.

 

2) Les Acadiens et leur culture:

    L'Acadie a été fondée en 1604 (Henry IV régnait en France) entre deux colonies importantes et antagonistes: la Nouvelle Angleterre au sud et la Nouvelle France au nord qui deviendra la province du Québec. L'Acadie occupait ce qui est devenu depuis Nouvelle Ecosse et Nouveau Brunswick. Les luttes incessantes entre les deux puissances de l'époque se traduira par des remous incessants en Acadie qui finiront, en 1755, par une déportation massive des colons en majorité français, en Angleterre, en France et sur toute la côte est américaine. Et pour finir jusqu'en Louisiane avec la plus grande partie des déportés. Ce sont ceux-ci qui ont perpétué dans le sud, la langue, les coutumes, la musique, la cuisine, un caractère: les Acadiens ou Cadiens ou Cajuns (le mot Cadien déformé par la langue anglaise). Cependant, tous les colons n'ont pas subi la déportation (appelée le Grand Dérangement) et ceux qui ont échappé aux mailles du filet se sont réinstallés dans ces deux territoires, d'abord de façon invisible puis plus organisés. Ils ont maintenant un drapeau, des journaux, des organismes financiers.

Les Acadiens vivent principalement dans quatre provinces canadiennes (Nouveau-Brunswick, Québec, Nouvelle-Ecosse, et île du Prince-Edouard) et trois États des États-Unis, en Louisiane, Maine et Massachusetts.

Pour plus de détails:

Ce site wikipédia résume bien l'histoire et les enjeux passés et présents de la Nouvelle Acadie

http://cyberacadie.com/ un véritable néo Acadien engagé.

la carte des communautés Acadiennes de la Nouvelle Acadie.

 

3) Conduite routière:

Circuler sur les autoroutes à 5 ou 6 voies dans les grandes agglomérations est assez dangereux malgré les limitations de vitesse à 65/70 miles/h (110/120km/h) car on roule sur la voie choisie et on double là où l'on est. On a intérêt à bien connaître le comportement de sa voiture et à bien rêgler le rétroviseur.

    Pour les directions à prendre, il vaut mieux avoir des cartes routières et savoir fonctionner avec les numéros des routes et autoroutes, ainsi qu'avec l'orientation cardinale. Car lorsqu'il faut choisir entre Interstate 40 est, ouest, ou 285 nord, sud, il vaut mieux être bien coordonné avec la "rose des vents".

    Dans certaines villes, quand on voit, aux carrefours et face à nous, le nom d'une rue, il s'agit de la rue qui croise et non celle où l'on est.

    Aux carrefours, les feux lumineux tricolores sont placés au milieu du carrefour ou même de l'autre côté de la voie. Il faut donc éviter de s'arrêter au niveau du feu car on serait en plein trafic!

    Les voies ferrées peuvent traverser une autoroute. Il y a donc des feux qui arrêtent la circulation.

    Deux routes se croisant peuvent avoir 4 STOPs; ce n'est pas rare. Et il n'y a pas de règle pour avancer sinon que les voitures laissent la priorité, après l'arrêt, au véhicule arrivé en premier, puis au second....

   La numérotation des immeubles est assez incompréhensibles sauf si on sait que le 1er chiffre est quelquefois le n° du pâté de maisons et les autres la distance au coin de rue de référence. Donc le n° 289 peut-être tout près de vous.

 

 4) Systèmes de mesure: j'arrondis chaque fois

 1 mile= 1.6km   1km= 0.62miles. George applique la fraction x5/3  pour passer des miles aux km: ainsi, 60miles (x5) (:3) = 100km

 1 pied(feet)= 30cm 

 1 yard= 3 feets,  donc compter 1m=1yard=3feets; c'est à la louche et pour mieux convertir car 110yards=100m

 1pouce(inch)= 2.5cm

Les altitudes sont en pieds; Pour avoir une évaluation simple on divise par trois la mesure en pieds. Ainsi, 7200 feets = 2400m d'altitude

Des convertisseurs pratiques sur le net: http://www.america-dreamz.com/conseils_pratiques/unites_americaines.php

 

Pour les températures, c'est plus coton car Mr Fahrenheit a établi des degrés plus resserrés pour ses thermomètres, plus d'autres petites complications. Et la formule est.....Soustraire 32 à la température en degrés Fahrenheit puis multiplier par cinq et diviser par 9 pour obtenir des degrés Celsius. Heureusement, les deux systèmes sont souvent affichés.