Trois semaines aux USA: nouvelle image de ce pays?

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Mercredi 23 septembre

    Levé à 2H15. Départ de la maison à 3H. Pamiers pour cueillir René au saut du lit. Toulouse, 4H30. Laissé Béber au parking P5 pour 3 semaines...snif! Et en place pour le stress des aéroports, Blagnac étant le niveau bas, surtout en raison du temps large que nous avions prévu. Départ: 7H30!!!

 

    Francfort, 10H. Le stress augmente de 7 sur 10 vu la taille de ce complexe; et toute indication est en allemand. Une hôtesse au sol, là, plantée au milieu pour renseigner les passagers. "Please, can you speak me where..." Eh oui, vous l'avez compris, mon niveau d'anglais est inversement proportionnel à notre niveau de stress. Celui de René est tout à construire... Mais oh, miracle: "Vous êtes Français?" "Oui, mais à quoi le voyez vous?" osais-je timidement. Devant le mutisme malicieux de cette charmante hôtesse allemande née semble-t-il en Afrique francophone, je poursuis promptement en lui montrant les billets. Et là, la boule d'inquiétude s'est dégonflée, d'un coup, de 5/10. Elle nous a dirigés exactement dans la filière ad hoc.

    Douane et police: ah! de nouveau des fonctionnaires d'origine africaine. Ils parlent français, très cools avec nous, plaisantent très facilement...Ah! l'Afrique...

    Petit devoir de voyage: remplir les questionnaires du service d'immigration. En anglais intégral. Y aurait-il des voyageurs aptes à nous aider? Oui, une Suissesse allemande déclare parler un peu français. A l'usage, en fait, pas trop! On se débrouille nous-même avec le dico anglais-français. On a le temps. Et puis c'est seulement à remettre à l'arrivée.  A-t-on des armes? Sommes-nous porteurs de germes pathogènes? Des tas de trucs comme ça...Non à tout, heureusement, sinon il aurait fallu rester là!

     Départ à 13H. US Airways: gros porteur, A330; à demi plein, ce qui nous permet de prendre nos aises et d'avoir des places libres à côté. Vidéo intégrée dans les sièges, films moyennement récents; j'en visionnerai deux,  intéressants et en français, durant le parcours. L'arrivée à Philadelphia est prévue pour 21H30(heure française) mais ce qui est curieux et nouveau pour moi, c'est que le soleil de l'après-midi n'a pratiquement pas changé de place dans le hublot durant le parcours. Ben oui, l'avion va dans le même sens que sa course apparente dans le ciel. Ce qui explique l'heure d'arrivée: 15H30 sur la côte Est. Je connais le phénomène évidemment, mais le vivre est tout autre chose! Le service dans l'avion est présent en permanence: écouteurs, boissons, biscuits, repas végétarien correct puis sandwich végétarien le "soir".  L'océan, au-dessous, apparaît comme un lac limpide et insouciant; peu de nuages. Le niveau de stress est devenu un niveau de félicité et de bien-être comparable sans doute aux sentiments de paix accompagnant une méditation spirituelle. J'accepterais bien un tour du monde dans ces conditions...

    Mais ce n'était pas écrit pour ce voyage-là car, branle-bas de combat, le crew s'agite, attachez vos ceintures...nous allons atterrir.

Philadelphia. Nous posons le pied sur le continent américain pour la première fois. Comment allons-nous nous débrouiller avec mon anglais primaire? Stress maximum. On doit reprendre nos bagages! C'était pas prévu, ça? Nous suivons le flux des passagers; soudain, un douanier/policier aiguille les gens: les américains à gauche, les visiteurs étrangers à droite. Je tente le contact pour avoir des renseignements. "Can you...?" "Vous êtes français?" Ouf! L'Afrique du Nord, cette fois, nous délivre de l'angoisse du primo-arrivant. Et très aimablement, il quitte son "poste d'aiguillage" pour nous amener au bon endroit, nous indiquant les guichets de la police des frontières et en insistant pour que nous passions au guichet 5. Un policier afro-américain est là...et il parle français!

    Là, c'est tout notre stress qui est évacué, surtout grâce au ton badin du fonctionnaire qui consulte nos fiches laborieusement remplies à Francfort, nous photographie, scanne nos vingt doigts, mais oui on est deux, et nous pose quelques questions dont celle, insidieuse, de savoir si nous transportons des armes, du gaz, des explosifs dans nos bagages de soute. Ben, non, voyons! Même pas un couteau? Nous avouons piteusement que nous transportons un couteau-suisse pour moi et un opinel pour René car nous allons camper... "Oui, c'est normal!..." dit-il. Ouf!

    Puis re-tapis roulant douanier, pieds nus. Pourvu que le portique ne sonne pas!!! Tout va bien pour nous et nous nous retrouvons aptes à fouler le sol Etats-Uniens en toute légalité. Nous redonnons les bagages pour acheminement en soute.

    Beaucoup de passagers en transit, beaucoup de boutiques. Nous patientons dans l'espace de la gate 21 avant le départ pour New Orleans. Beaucoup d' afro-américains. Indéniablement, on attend au bon endroit.

    Il est 18H locale quand nous décollons. Minuit heure française. La grosse fatigue tombe sur moi, maintenant que le plus dur est passé et après 22h de voyage. Je papote avec le Black assis près de moi, en anglais... Ses éclats de rire intempestifs marquent-ils sa non-compréhension de mon anglais "ridicule"? Ce qui est sûr c'est que notre dialogue ne va pas très loin.

 

    20H30: arrivée à New Orleans (2H30, HF). 24H qu'on est éveillés et ce n'est pas fini... Alors, George sera-t-il à l'arrivée pour nous attendre? Très propre l'aéroport, nickel! Nous récupérons les bagages mais une pointe d'inquiétude resurgit car George n'est pas là..! Après une prospection de l'aéroport il faut se rendre à l'évidence...Bon, je demande comme je peux, à une employée de kiosque, s'il y a un autre endroit où l'on pourrait nous attendre...Elle me fait signe de la suivre, me demande le nom de la personne, s'approche d'un téléphone mural pour annoncer dans tout l'aéroport que George Domas est attendu...etc. 2 minutes après, le voilà! Effusions, parking, New Orleans by night, 1H de route (quand même) et voilà la maison où nous attend Carol qui vient nous saluer très gentiment sur le pas de la porte.

    Et une chose qui nous avait échappée jusque là, enfermés que nous étions dans des lieux climatisés, c'est cette atmosphère à la fois tiède et humide, chargée d'effluves tropicales, de la Louisiane. Bienvenue sous une latitude sub-tropicale!

    Un repas excellent nous attendait avec une salade de concombres dont j'ai fini le plat, tellement succulente était-elle! Quand nous nous sommes couchés vers 23H30, il était presque 6H du matin en France. Nous étions carrément inversés avec le décalage horaire. 28H que nous ne dormions pas.

 

 

 

2ème jour

24 septembre: George nous amène à La Nouvelle Orléans (LNO pour faire bref). De jour, LNO nous révèle les prémisses de cette culture américaine à la fois individualiste, géante, énergique, positive et esthétique. Mais aussi, et en même temps, la vulnérabilité de ce peuple qui vit les contradictions de son mode de vie basé sur l'individualisme et la consommation. Avec pour corollaire la pauvreté, très présente, dans le sud et l'ouest en tout cas, et le désir de se regrouper dans les communautés religieuses: il y a d'après George, énormément "d'églises" et mouvements chrétiens différents hors les grandes religions officielles...

 

    A  LNO, les maisons sont nichées dans un écrin de verdure et de fleurs tropicales. Les cimetières, "adorables", se visitent ici. Notre 1er parc National, celui de Fontainebleau(en français) nous accueille avec ses Live Oak(chênes verts) si puissants, aux guirlandes de mousse. Une belle rencontre dans le musée vivant du parc: un homme extrêmement accueillant nous montre quelques aspects de son travail du bois avec d'anciens outils de l'époque Cajun (anciens habitants de la Louisiane: contraction anglaise du mot Acadiens). Cet homme, dans son atelier de menuisier, me faisait penser à Gepetto le créateur de Pinocchio. Et nous allions partir quand il vient nous donner un cadeau à chacun: une spatule de cuisine en bois odorant de cèdre rouge qu'il avait façonnée peu de temps avant. Un brave honnête homme avec lequel le courant est passé, au niveau du cœur.

 

    Un petit clin d'œil au grand lac de LNO, lac de Pontchartrain  vaste comme une petite mer dont nous faisons le tour par l'Est (3semaines plus tard nous le traverserons dans sa plus grande largeur grâce à une autoroute de 34 miles(55 km) sur pilotis!

 

    Et voilà la capitale de la Louisiane dont les abords sont aussi quelconques que n'importe quelle grande ville. Elle nous réserve cependant un petit choc quand George nous fait pénétrer dans le centre-ville historique par Elysians Fields(champs Elysées), bordé par les vieilles maisons Louisianaises si typiques du sud, essentiellement habitées par la population afro-américaine de la ville.

    Nous sillonnons tout le "french quarter" aux rues fleurant bon la France (ah, la rue Toulouse!). Un grand tour par St Charles Avenue, bordée de demeures très cossues au look Louisianais et toutes différentes. Un tramway ancestral amène les touristes d'un coin de la ville à l'autre. Retour au centre. "Parking" réservé à George de par sa plaque spéciale de vétéran blessé de guerre.

    Il nous fait ensuite la surprise de nous amener à son ancien bureau de son ex-cabinet au 52 ème étage de la plus haute tour de LNO. Et là, quel spectacle grandiose, avec le coude du Mississipi devant nous, toute la ville et le lac Pontchartrain...Tout le staff a défilé pour le saluer, et nous saluer par la même occasion. Personne ne parlait français! Bon, on n'a rien à dire car ils sont chez eux et nous qui venions, nous ne parlions pas anglais; 1 partout. Redescente et visite à pied des vieux quartiers pittoresques.

    Carol nous attend pour 18H avec un apéritif puis un repas typique dont le plat central s'appelle le "Gumbo", succulent...C'est chez elle (et chez le frangin de George) que nous aurons finalement mangé le mieux aux States. Tradition Louisianaise oblige... Dodo car demain est le grand jour de départ pour notre grand périple de plus de 7000 km.

3ème jour

Vendredi 25 septembre. Après les au-revoirs à Carol, cap sur l'autoroute 10 vers l'ouest, en traversant Baton Rouge, Lafayette(on se croirait chez nous), Houston(ah! on est en Amérique!) et enfin San Antonio(pas celui d'Espagne) où nous allons loger chez le frère et la belle-sœur de George. Malgré mes propositions de conduite partagée, George sera au volant de sa Honda du début à la fin de ce voyage. Il est vrai que conduire une "boîte automatique" sur ces autoroutes un peu anarchiques...et puis cela nous a laissé l'entière disponibilité pour voir, voir, voir...

    Pour René et moi, ce "court" trajet de 580 miles(x 5/3=980 km) a été ponctué de découvertes innombrables, depuis les mastodontes de la route, les terrifics trucks, les autoroutes(gratuites) qui s'entrelacent dans les villes et sur pilotis le long de la côte qui est un vaste marécage, tous les panneaux routiers différents de l'Europe, les immenses camping-cars semi-remorques(RV=Recreation Vehicles), les urbanisations en mobil-homes un peu partout, le prix modique de l'essence(0,55 $=0,45 € le litre), "l'anarchie" de circulation sur les voies d'autoroute où chacun double les autres dans la file où il se trouve, à droite ou à gauche...Et nos découvertes ne s'arrêteront pas là...

   Arrivés à San Antonio(Texas) à 17H. Accueil familial et chaleureux, "comme chez soi", repas Tex-Mex. Leur fille et son fiancé étaient là. Les deux frères rayonnaient de contentement de se retrouver. Maison exceptionnelle, accueil total et simple à la fois. Merci aux Domas!

4ème jour

Samedi 26 septembre. Départ 7H15 à travers le Texas vers Roswel, puis à Fort Stockton nous quittons l'autoroute 10 west (suivie depuis LNO) et prenons la route 285 nord par Pecos, ville fantômatique. Vastes étendues sans arbres; juste de l'herbe sèche et des buissons bas. Regret: que ce soit à l'aller et au retour (plus au nord) nous n'avons jamais vu ces drôles d'oiseaux qui courent très vite, les Roadrunners, vous savez: "Bip Bip!" en courant devant les coyotes...Je scrutais la savane pensant les matérialiser de cet espoir de les voir, mais en vain. Beaucoup de vautours (Vultures), par contre.  

    De chaque côté de la route, il est fréquent de voir des pompes à pétrole s'agitant mécaniquement vers le sol. Le liquide noir est conduit par des tuyaux jusqu'à des grandes cuves où il est décanté pour laisser son eau. Le pétrole est ensuite amené par camions aux différentes raffineries. Le Texas, morne plateau, n'a plus grand chose de poétique.

    Alors qu'on n'en a pas l'impression, nous allons progressivement monter pendant 3 jours (jusqu'à + de 2500m d'altitude).

    Nous quittons le Texas pour le Nouveau Mexique. Et curieusement, alors que le terrain est le même, c.à d. plat et le climat identique, le paysage change: des maisons coquettes, de la verdure, des plantations: l'eau, présente grâce à une retenue qui la stocke. Plus loin, des fermes avec des méga troupeaux de vaches et taureaux: des usines à viande! La route, droite à perte de vue, monte insensiblement. René nous indique 900m à son altimètre et 2H après, 1060m. 

    Une urbanisation dispersée, des cuves et stockages disparates, des lignes électriques, partout, à perte de vue. Quelques arbres maintenant car ici on a replanté contrairement au Texas qui ne pense que pétrole, pétrole, pétrole...

    Mon impression, à cet instant, est qu'ici chacun fait ce qu'il veut, quand il veut, où il peut! Beaucoup de logements paraissent précaires avec un environnement misérable: vieux mobil-homes dispersés dans la nature ou concentrés en petits hameaux, cabanes en bois aux toits de tôle, quelques petites fermes, de loin en loin, encadrées de 2 ou 3 arbres, avec leur éolienne typique, pompeuse d'eau.

 

    Plus on s'approche de Roswel, plus la nature verdit. La ville est une longue rue bordée de commerces et de motels aux publicités tapageuses et agressives. On choisit un motel économique plutôt propre(56$ pour 3 lits, c'est donné; 15€ chacun). On avance nos montres d'1H.

   Roswel c'est essentiellement, et la ville s'en enorgueillit, le crash d'un Flight Saucers (soucoupe volante). Toute la ville est bardée des effigies des fameux aliens. On tente le musée local qui nous offre la visite, vue l'heure tardive. Intéressant au niveau des photos mais pour les textes en anglais...I don't understand. En sortant, une kermesse nous attire; peu de monde mais ambiance bon enfant; les gens sont sympathiques; ils parlent volontiers, nous demandant d'où nous venons. George répond: Louisiane et eux de France. "De France?". Interloqués. Du coup c'était nous qui devenions des aliens.

Repas cow boy, évidemment.

Jeune antilope
Jeune antilope

5ème jour

Dimanche 27 septembre. Nous reprenons la route 285 vers 6H30. Le désert à perte de vue, à plus de 1500m d'altitude, juste parsemé d'herbes sèches et de buissons bas. Rencontre surprise avec une jeune antilope traversant la route. On s'arrête, tout émus mais sans oublier les photos.

    On quitte notre route, déserte aussi (George fait systématiquement le plein d'essence dans chaque ville; on comprend pourquoi...) à Clines Corner (2400m d'altitude) pour l'interstate 40 qui traverse Albuquerque grande ville aux maisons basses et ocres dans le style Pueblo (maisons mexicaines à terrasses). Là c'est au milieu du Nouveau Mexique. Nous prenons ensuite une route qui serpente dans un décor de western dans la réserve indienne d'Acoma.

    ACOMA un site géologique bouleversant. Des rochers sculptés par le vent, des mesetas aux parois verticales, le tout dans les tons ocres de l'ouest américain. Le village des indiens Acomas est situé sur l'une de ces mesetas. Le village est toujours habité par une centaine de personnes. La visite est très encadrée. Parcours guidé et contingenté; photos acceptées sous réserve d'un badge payant et obligatoire; vidéos interdites. Je n'en savais rien (toujours cette difficulté avec la langue) et j'ai failli avoir un problème avec la Sécurité indienne qui m'a vu filmer: René m'avait confié son camescope. Je m'en suis tiré en leur faisant croire que j'avais seulement photographié. Heureusement quelques personnes du groupe, dont le guide, sont intervenues pour "me sauver", sauver surtout les images qui auraient légalement pu être effacées par les barbouzes indiens assez impressionnants, même sans peintures de guerre..! J'ai quand même continué à photographier car ce village et son environnement sont vraiment extraordinaires. D'autres photos ici

    Dans le village, il faut noter la présence de l'ancienne mission catholique franciscaine qui avait la main mise sur le village et la tribu...! Apparemment les indiens ne sont pas revanchards car beaucoup sont également chrétiens maintenant. C'est peut-être une façade commode pour pouvoir vivre tranquillement leurs propre cultes plus animistes. A noter aussi que chaque maison sort, à notre passage, son stand de poteries décorées très finement et on a vraiment l'embarras du choix; c'est seulement notre porte-monnaie qui freine car c'est horriblement cher! Une autre particularité de ce peuple est que la lignée des successions, chez eux, est matrimoniale. Les filles aînées héritent de leur mère... Elles doivent être très courtisées!

 

George qui avait préparé minutieusement ce voyage nous amène ensuite dans un endroit boisé, Park Forest, où nous plantons la tente dans l'endroit prévu pour cela; aux USA, on ne peut apparemment pas camper où l'on veut, même en camping-car(RV). Calme et temps splendide alors que la nuit est fraîche et le matin carrément glacial. Je partage une tente double avec René. George a une plus petite. La nuit, réveil en sursaut par des hurlements effrayants. Une dizaine de coyottes faisaient la nouba autour de notre emplacement. Heureusement ça n'a pas duré longtemps. C'était notre baptème émotionnel "faune locale" de notre voyage.

 

 

Vieux charriot au Trading Post
Vieux charriot au Trading Post

6-7-8-9ème jour    

 Lundi 28 septembre. On part tôt à cause du froid saisissant. On n'imaginait pas que ça allait empirer par la suite. En tout cas aucune trace de nos visiteurs de la nuit... Nous nous arrêtons dans un bar d'autoroute au look si typique. Que le bon café chaud américain (c'est comme ça que je l'aime) fait du bien! . A Gallup, on quitte l'autoroute pour la 264 et ainsi traverser l'immense réserve Navajo. Nous sommes dans l'Arizona et à + de 2000m d'altitude. Petit crochet pour visiter le Trading Post local.

    Un Trading Post (il y en avait dans chaque réserve indienne) est un lieu d'échange (troc) entre les indiens qui amenaient leur production, leur artisanat et les blancs qui fourguaient leur quincaillerie, armes, alcools et verroterie. En effet les indiens ne connaissaient pas et ne reconnaissaient pas le concept de monnaie. Ils ont "bien" évolué sur ce plan car les prix de leur production actuelle(tapis, poterie, bijoux) sont en $ et le plus haut possible. Le marchandage auprès des indiens est éminemment recommandé.

 

    Nous repartons en direction cette fois de Grand Canyon. Le paysage est encore désertique avec de loin en loin des habitations-cabanes jouxtées de huttes de prière traditionnelles octogonales indiennes ou des mobil-homes sans arbre. Comment peut-on vivre ici?

    Les paysages sont à couper le souffle. Des plaines désertiques à perte de vue, parsemées de mesetas verticales, dans tous les tons du jaune au rouge. La route escalade des mesetas, dévale des canyons, longe des costas déchiquetées par le vent et la rare pluie diluvienne...

    Nous faisons une "petite" boucle de 200 miles=320km (au lieu de 100 pour la rive sud) pour atteindre la rive nord du Grand Canyon que George trouve belle et moins touristique. Le surplus de miles n'est pas pénible car nos yeux sont émerveillés de cette route qui est devenue un diaporama géologique de formes si diverses et dans un camaïeu de rouges et de jaunes traversé par des couches blanches ou marron chocolat. Quelques arbres et végétation dénoncent parfois un point d'eau que nous ne voyons pas.

    Altitude 2650m à Jacob Lake avant de piquer plein sud à travers un plateau de forêts de pins "Ponderosa" vert foncé, éclairées par des feux d'artifice de gerbes jaunes des peupliers faux-trembles atteints par les rigueurs de l'automne. Soudain la désolation devant nous: des incendies gigantesques ont ravagé des milliers d'ha de cette belle forêt. George nous rapporte alors la philosophie écologique des parcs nationaux: ne rien faire, même pas éteindre les incendies sauf s'ils menacent des habitations ou des lieux de vie humaine. On découvrira plus tard la rigueur des interdictions diverses pour les touristes. Ne surtout pas sortir des sentiers, ne rien déplacer, ne rien cueillir, ne rien emporter; nous devrons même acheter le bois de chauffage pour le camping alors qu'on est entouré de bois mort! Sachant que plus de 4 millions de visiteurs se relaient ici dans l'année, nous comprenons le bien-fondé de cette sévérité.

    Quelques biches-mules broutent l'herbe du bord de la route. Leur nom vient de la particularité de leurs oreilles qui sont très volumineuses.

 

    Nous voilà enfin dans le Visitor Center de la rive nord du Parc national du Grand Canyon 8827 feet=2690m d'altitude!. Auparavant nous avons eu la mauvaise surprise de ne pas avoir de place au camping. Et pas non plus de cabin lodge ni de chambre d'hôtel car tout est réservé. On retourne le soir au campground et par chance quelqu'un avait déprogrammé sa nuit au camping ce qui nous a évité de retourner à Jacob Lake (50 miles). Pour les 2 autres nuits nous bénéficierons d'autres désistements mais en changeant de place. Il fallait nous voir chaque matin, les tentes toujours montées mais à bout de bras, nous déplacer sous les pins comme des tortues; juste un peu plus vite.

 

    Les 3 jours à Grand Canyon ont été sous ciel bleu, sans nuage. Un rêve de touriste que l'on payait le soir par un froid polaire autour de notre table de camping et par des nuits glaciales où les rêves ne faisaient que tourner autour des deux pôles terrestres. Il faisait douloureusement froid en démontant les tentes le dernier matin, 1er octobre. On ne savait pas qu'on allait avoir encore plus froid à Bryce Canyon.

 

    Les randos tournent, bien sûr, autour des "points de vue" du canyon. Le 1er matin on avait décidé d'aller voir le lever de soleil à Imperial point le plus à l'est. On calcule parfaitement la chronologie de l'opération: lever, café, 1/2H de route; on avait juste oublié d'avancer la montre d'1H car l'Arizona était à l'heure de la côte ouest en automne!!! On a donc attendu plus d'1H que le soleil se lève; mais on n'était pas seuls dans ce cas et on a pu papoter sur place avec d'autres photographes. Enfin, George en tout cas!

    Le reste de la journée a été partagé entre plusieurs overview sur les corniches. Le 2ème jour, balades au-dessus des falaises le matin et une belle rando en forêt l'après-midi de corniche en corniche. J'ai assez froid et je n'accompagne pas René et George, préférant les attendre au soleil. Nous n'étions pas équipés pour cette altitude et pour cette époque de l'année. J'avais le même équipement que pour le chemin côtier en Espagne au mois de juin! Un peu crazy ou inconscient? Tout simplement un oubli informatif de notre camarade quand nous préparions le voyage...

     Un petit regret: ne pas voir le fleuve Colorado depuis la rive nord; il est à 10 km au sud, masqué par les plis et replis des diverses formations éruptives. On le voit bien, rive sud, mais il faut accepter l'affluence touristique...

10-11-12ème jour

 Jeudi 1 octobre. 2h de route nous séparent de Bryce Canyon. Cette fois nous pensons à retarder nos montres d'1h car nous sommes passés dans l'Utah , état des Etats-Unis colonisé très tôt par les Mormons. Ce qui entraîne des conséquences fâcheuses pour les amateurs de vin car la vente d'alcool est très règlementée; il est difficile de s'en procurer et même les restaurants n'en servent pas toujours. Pas grave pour George qui est plutôt bière et qui a fait des réserves dans la glacière :))

 

    Après avoir monté les tentes sous les pins, go to the canyon! Premier aperçu du site en montant à Sunrise Point. Ah! Oh! Ouh! En fait je reste sans voix, tellement je suis surpris par ce panorama difficile à décrire tellement c'est surprenant, beau, dantesque. Un panorama de dents, châteaux, canyons minéralisés dans les tons ocres, oranges, jaunes, blancs, ponctué du vert des sapins et genévriers. Avec René, on était bouche-bée! George se retourne en disant: "Montons, ici ce n'est rien." ; " !!!! Ce n'est rien !!!??? "

    Evidemment, après c'était sublime. Irracontable. Nous faisons une boucle assez courte dans ce paysage magique. J'en avais les larmes aux yeux; ça venait des profondeurs; nos âmes exultaient et je crois que le Grand Manitou des Païutes s'amusait à jouer avec nos émotions et nos sens. La beauté, la force, la pureté de ce lieu déclenche chez tous les visiteurs, je crois, ces émotions à la fois esthétiques et spirituelles...

 

     Retour au camping en fin d'après-midi. Tant que le soleil brillait il faisait frisquet mais bon. Maintenant, au moment du repas, nous prenons conscience de l'altitude élevée: 2800m à 3000m. On met tous les vêtements disponibles. On fait un feu de bois (bûches qu'on a achetées) pour terminer le repas plus confortablement mais on ne sent même pas la chaleur à 1 mètre! Que faire d'autre avec ce froid au milieu de rien? Si encore quelques musiciens cajuns étaient venus nous faire danser la gigue...Il fallut se résoudre à regagner les tentes pour une nuit qui s'annonçait longue. Effectivement, cette nuit a été la plus froide de ma vie (dans ces conditions extérieures). Malgré les couches de vêtements, le duvet (limite +5, je vous rappelle) était incapable de contrer les -7°C (19°F) annoncés le lendemain matin par la Ranger responsable du camping, venue voir si tout le monde était vivant. Avec René on a discuté toute la nuit pour être sûr qu'on ne trépasserait pas à l'improviste, dans le silence sépulcral de ce bout du monde, sous cette chape de froid qui ne laissait de place à aucune calorie animale.

 

      Vendredi 2 octobre. Le lendemain matin, tout heureux de constater que nous étions toujours en vie, le breakfast a été vite expédié. Nous sommes allés boire le café dans les toilettes (un espace d'une 20taine de m2, avec 2 lavabos, 2 wc et une poubelle), le seul endroit chauffé du camping (pour éviter le gel des canalisations). L'endroit était très fréquenté par nos compagnons d'infortune tous bouffis et tuméfiés par le froid.

      Incapables de subir d'autres nuits similaires, nous décidons de chercher une chambre de motel dans les environs. On en a déniché une à Tropic (à 10 miles) pour deux nuits, avec 3 lits. La vie souriait de nouveau, le soleil étant là pour tout réchauffer.

     L'après-midi, 13 km de boucle dans un autre coin de Bryce Canyon, fut de nouveau un ravissement. J'ai dû faire plus de 300 photos en deux jours!

     Le lendemain, samedi 3 octobre, rando à l'extrémité sud du parc. René a vu un serpent à sonnette sur le chemin. Pas eu le temps de prendre la photo, dommage... Ensuite, en voiture, nous avons longé par la seule route du parc, la crête supérieure du Canyon, nous arrêtant aux divers points de vue officiels, tous présentant des panoramas différents et incroyables de "cheminées de fée", de canyons, de draperies minérales, de sculptures naturelles dans les couleurs chaleureuses déjà citées plus haut.

     Deuxième nuit au motel avec repas confectionné dans l'immense chambre.

13-14-15 ème jour 

Dimanche 4 octobre - Départ pour Zion National Park. Quelques gouttes de pluie sur la route. Mais un ciel dégagé en arrivant. Contrairement aux autres parcs, le campground est situé dans le bas du canyon. Ce qui entraîne une température plus clémente (altitude: 1600m et chaleur réfléchie par les parois rocheuses). Tentes posées en un temps record.

    L'après-midi, visite bourgeoise du canyon(12/15 km)  grâce à une noria de navettes gratuites qui s'arrêtent à chaque point intéressant. Foule dominicale énorme. Repas du soir dans un restaurant mexicain (recommandé par le Guide du Routard) assez exigü et plein de courants d'air. Nous attendons plus d'1H mais les plats sont, pour une fois,  succulents. La nuit est bonne car avec 7°C il nous semble être au paradis...

 

Lundi 5 octobre: breakfast rapide et départ en navette pour le départ d'une randonnée en haut des falaises: "Observation Point Trail" . D'en bas la vue est impressionnante car on se demande comment on va escalader ces murs verticaux. En fait, un chemin bien dessiné grimpe d'une façon intelligente, en jouant de la structure tourmentée des roches; et au bout de 3 h de montée nous jouissons d'un panorama exceptionnel au-dessus de la vallée de Zion. Des chipmunks(Tamias) partout, viennent quémander quelques miettes. Descente en 2H, quand même. Re-navette. Bistrot sympa, tout près du camping, où l'on consomme, recharge des batteries des apn et connexion internet.

   Repas du soir sur la table de camping, confectionné par George et René.

 

Mardi 6 octobre: Breakfast au bistrot de la veille nommé en français "Café soleil" avec drapeau arc-en-ciel de la paix flottant au vent.

        Aujourd'hui, nous devons faire 40 miles en voiture pour une randonnée à Kolob Canyon (c'est la partie nord de Zion). Une géologie encore spectaculaire. 3H de rando, A/R, en suivant tout du long un mignon petit ruisseau(au fond du canyon) que nous traversons une quinzaine de fois de pierre en pierre, jusqu'à une immense grotte d'ocre rouge, à un coude du couloir canyonique,  peu profonde, surmontée d'un départ d'arche minérale; beau spectacle éclairé par la luminosité solaire que le canyon réfracte en tous sens. Sur le trajet nous communions avec la vie des premiers colons mormons dont on a conservé les deux cabanes où vivaient les deux familles.

      Et c'est après cette visite que mon apn tombe en panne, objectif coincé pour la 2ème fois mais définitivement cette fois. (Je dois dire ici que cette panne a été prise en charge par la garantie Canon qui m'a remplacé l'apn HS par un tout neuf! Merci Canon!). Cependant je n'ai plus pu faire de photos pendant une semaine et demie!!!!!! Dans l'obligation, désormais, d'ouvrir grand mes yeux et ma mémoire. Et de communier vraiment avec le réel. Je m'aperçois alors que le réflexe "photo" met une barrière entre moi et l'environnement. Je ne voyais plus les choses qu'à travers l'objectif de mon cher Canon Powershot SX200IS dont je fais ici la publicité parce que c'est vraiment un appareil compact complet techniquement et aux photos très belles. Désormais les photos que vous verrez proviendront de l'option photo du camescope G3 Sony de René.  

 

      Le soir, crudités et soupe au camping. Température douce, enfin...soirée agréable! 

Mercredi 7 octobre

    Aujourd'hui c'est la St Serge et l'anniversaire de la fille de George; on trinquera pour les deux évènements...

    Départ à 7H30 pour Monument Valley. Sur la route, breakfast sympa à Kanab chez Linda, une adorable "vieille" dame au charme discret et sympathique qui avait l'air d'être heureuse de s'occuper de nous.

    Il y a de l'ambiance dans la voiture avec la musique texane. Puis nous nous engageons sur ce plateau dénudé qui est un des points forts de notre voyage: Monument Valley. Nos regards s'engagent dans cette immensité comme en terrain familier. Immensité jalonnée de loin en loin par ces pitons et mesetas auxquels les westerns de John Ford nous ont habitués. John Wayne est ici un héros local!

    Arrêt dans un Trading Post indien car nous sommes dans le nord de la réserve Navajos. Beaucoup de beaux objets artisanaux: poteries, bijoux, cuirs, bois, etc... Nous continuons notre route comme les anciens pionniers (juste un peu plus vite), au milieu de ces pitons extraordinairement vivants.

    Plus loin un aspect géographique inattendu: à Gooseneck, du bord du plateau, nous découvrons en contre-bas 4 méandres abrupts creusés  par une rivière (San Juan River) aux eaux abondantes, relativement à la saison. Juste avant nous avons eu un aperçu d'un piton rigolo appelé Mexican Hat car il ressemble vraiment à un chapeau mexicain.

 

    La route jusqu'à Cortez est agréable. C'est une route locale, peu fréquentée et pittoresque. Le motel, à Cortez, est bien et peu cher, quand on est trois et qu'on vient de la zone Euros!

 

17-18ème jour

Jeudi 8 octobre: Arrivée à Mesa Verde (Colorado).Très beau site pour camper. Beau temps encore, ce qui signifie une nuit glacée? Effectivement, on dormira peu avec une température inférieure à O°C: pieds "gelés". On n'y restera qu'1 nuit au lieu de 3.

    L'après-midi du 8 a été occupée par la visite de la Mesa (qui veut dire Plateau) en voiture, avec arrêt aux divers "overlooks" du site pour observer les divers peuplements indiens Pueblos.

    En résumé: la période du néolithique a vu arriver dans ces régions, une première vague d'indiens qui occupèrent d'une façon primitive les quelques grottes du plateau. Bien plus tard, ils se fixent et cultivent sur le plateau lui-même. Ils construisent déjà des habitations en pierre, semi enterrées. Puis une deuxième période de constructions verra des maisons à étages et même des tours. Chaque habitation est flanquée d'une pièce enterrée et ronde, pièce de cérémonie et de culte qu'on appelle Kiva, symbole de leur origine. Je suis descendu dans l'une d'elles et j'ai ressenti une contraction au plexus solaire sans en connaître, bien sûr, l'origine.

    Le  mystère des indiens Pueblos réside dans leur cursus au 13ème siècle. En effet, vers l'an 1200, on ne sait pas pour quelle raison, ce peuple quitte le plateau et investit les nombreuses grottes des falaises et s'y installe dans des habitations de pierre et d'adobe. 600 lieux d'habitation dans tout le plateau. Et aussi brutalement vers 1300, les Anciens Pueblos (ou Anasazis) quittent Mesa Verde pour, semble-t-il, aller vers le sud. Une petite partie a fusionné avec les indiens Hopis et Zuñi...les autres sont allés plus au sud, disparaissant dans "la nature"...C'est tout ce qu'on sait scientifiquement.

 

Un article du Courrier International donne un juste témoignage de la traversée de ces régions et je le mentionne ici. De même que ce site américain traduit en français, très riche.

 

    Le même jour visite du musée, très intéressant par la scénarisation réaliste des diverses occupations du plateau. Ensuite, descente dans le canyon pour une visite informelle d'un village Pueblo dans une grotte. C'est là que je descends dans une Kiva au plafond reconstitué, par l'orifice central et une échelle en bois. Drôle de sentiment à l'intérieur. Je suis seul et je sens que cet endroit est loin d'être une simple habitation. Plexus oppressé...J'ai la révélation qu'en descendant dans les Kivas, on entre en même temps dans les souterrains de notre subconscient ou inconscient collectif et je n'ai pas voulu y rester trop longtemps car je n'étais pas préparé à rencontrer, peut-être, les Anasazis. Je suis sûr que des Initiés accompagnent les "visiteurs" dans cette descente. Ce n'est pas un endroit anodin...

     Toutes les Kivas ont à peu près la même structure, sinon la même forme et la même taille. Rondes, ovales ou carrées, il y a un trou pour le feu dont la fumée s'échappe par l'orifice d'entrée du "toit". L'air arrive de l'extérieur par un autre conduit creusé dans la paroi, genre cheminée coudée ; une pierre plate, entre les deux, est chargée de séparer la ventilation de la kiva pour aérer tout le pourtour. Au sol encore se trouve un autre trou, le Sipaapu symbolisant l'orifice de la terre par lequel sont venus au début des Temps, les premiers indiens. Le plafond, plat, est constitué de branchages avec de l'argile, supportés par 6 poutres qui se croisent, elles-mêmes posées sur six piliers de pierres adossés au mur circulaire. On peut circuler sur cette "terrasse" et l'entrée est donc comme une margelle de puits ménagée dans cette "terrasse-plafond".

    Tout cet appareillage a une signification symbolique qui nous est assez étrangère, malheureusement. C'est quand même assez curieux de savoir qu' à peu près tous les Amérindiens prétendent que leurs ancêtres sont sortis du centre de la terre par un "trou"! Cela rejoint le mythe de l'Agartha que plusieurs ouvrages mentionnent.

     Après cette 1ère approche du village Pueblo, nous avons suivi un antique sentier le long de la falaise, assez escarpé, avec des marches taillées dans les roches, passage dans d'étroites fissures, jusqu'à une paroi gravée de "pétroglyphes" qui "seraient" là depuis très longtemps; ça ne m'a pas convaincu...peut-être à tort?

 

    9 octobre- Après la nuit glaciale, nous décidons de chercher un motel à la ville voisine Durango pour la prochaine nuit.

     En attendant nous nous lançons à nouveau sur Mesa Verde pour deux visites guidées par des Rangers. La 1ère sera pour visiter la plus grande "agglomération" des grottes, à l'ombre pour le moment car tourné vers l'ouest. La 2ème un plus petit village pour 3/4 familles, tourné celui-là vers l'est. La particularité de ce peuplement est l'accès et l'issue, tous deux périlleux, se faisant par des échelles en bois. A l'intérieur, un passage entre les différents logements est si étroit, qu'on peut aisément imaginer que l'embompoint était proscrit chez les "Ancient Pueblos". Dans chacun des villages, beaucoup de Kivas: 23 pour le 1er, 3 pour le second.

 

    Après démontage des tentes en un temps record-l'habitude!- en route vers Durango. Le "Routard" nous indique le motel "Caboose" qui est le nom du dernier wagon des anciens trains, de style assez particulier. Voir ici. Nous nous félicitons du choix car pour 33€ la chambre de trois,on dort, on dîne car il y a une cuisine équipée(great!), on breakfaste. Et on a chaud! Pensée émue ce soir, pour les campeurs de Mesa Verde et des autres canyons.

   

 

 

 

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